Est considéré dans le paysage photographique national comme un auteur appartenant à la famille des Photographes humanistes, à exposé dans de nombreuses institutions avec les grands noms de ce mouvement, Boubat , Ronis , Charbonnier , Doisneau , Dieuzaide ,ainsi qu’à l’étranger avec Sander, Tony Ray Jones.
Est un des rares Photographes à avoir obtenu le Prix Nièpce Gens d’Images (le Goncourt de la Photographie) , et le titre de Chevalier des Arts et Lettres.
Son travail a été récompensé par des bourses à la création, et des commandes sur le territoire Français (Patrimoine , Banlieues ) et à l’étranger ( Lisbonne , Athène, Alméria , Buenos Aires ,Jérusalem , Rome ) tout en réalisant des travaux et expositions sur des territoires de proximité comme à Villeneuve la Rivière , Nîmes ,Saint Georges d’Orque , Bessèges, Riscle, et aujourd’hui Cabrières.
À programmé les expositions photographique de Montpellier Photo- Vision de 1994 à 2009 . À conduit une vingtaine de stages dont 4 à Arles , Argentine , Maroc , Suisse , Espagne
Ces photographies sont dans des collections publiques, privées.
Est représenté à Paris par la Galerie Agathe Gaillard.

À propos de « Sirop de la rue »
Cet homme aime les gens.

Non pas qu’il s’intéresse à leur attrait physique, à leurs qualités ou à leurs défauts, mais plutôt à leur faculté de s’inscrire dans l’environnement qu’ils habitent. Les « gens » de Laboye sont intimement liés à l’espace construit dans lequel ils évoluent avec aisance. La rue semble leur chez- soi, un lieu intime juste fait à leur mesure, pour leur bien-être et leur confort. Pas de gros plans ; pas d’effet spectaculaire d’angle de vue ; non, une photo à hauteur d’homme, une vision de promeneur, à portée de regard.
Son Leica M armé d’un grand angle autorise une proximité semblable à une main tendue. Le déclic sur l’appareil, c’est son bonjour discret et amical, mais aussi caustique et souriant.

Tout se joue dans la malice du cadrage. Le regard de Laboye n’est pas ordinaire, l’humour lui tient lieu de visée, et le sourire de point de vue. Son œil est un compas qui compose le champ visuel en une géométrie instinctive : il saisit une symétrie, traque une opposition, souligne une perspective, découvre une suite arithmétique.
Les gens semblent se fondre avec l’architecture et jouer avec le décor. Chacun prend possession de l’espace avec bonheur et simplicité, sans aucune gêne ni désagrément : madame promène ses cinq chiens en laisse, la rue est à elle. Une sorte de mimétisme s’installe avec le décor urbain : le joueur de pétanque tend son bras à la manière de l’Héraclès placé en arrière plan ; le passant tient son menton comme la femme peinte sur le mur derrière lui. Même la publicité est involontairement parodiée par ces passants qui deviennent pour l’éternité d’anonymes acteurs d’un théâtre de l’instant .

La rue est une scène, et l’œil de Laboye, son directeur artistique. Avec la rapidité de l’éclair, il saisit la drôlerie d’une situation, et stoppe son déroulement à l’instant crucial. Une fraction de seconde plus tôt, c’était trop tôt, une fraction de seconde plus tard, c’était trop tard ! Il a cette faculté d’anticiper l’événement, de pressentir l’inattendu, dans tout ce qu’il a de malicieux et de drôle.
Son œil toujours en éveil transfigure le banal avec un sourire moqueur et subtil qui comble le regardeur.

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