Est né en 1972 à Nice et vit dans les Yvelines.
Il a étudié les sciences économiques.
Il produit d’abord un travail dans lequel l’abstraction et les évocations organiques occupent une place centrale (séries Rhizomes, Plis, Palimpsestes) ; des séries qui interrogent le regard du spectateur et jouent avec les notions d’échelles et de perspective.
Il aborde également la question sociale en réalisant un travail d’immersion au sein d’une communauté Roms d’Ile-de-France (2011-2012). En 2013 et 2014 il s’intéresse à la vie de personnes en grande précarité accueillies en centre d’hébergement d’urgence et tente de saisir dans ce quotidien les figures d’une humanité blessée.
En parallèle à ces travaux il poursuit depuis 2010 une série sur les arbres urbains, interrogeant la place du vivant en milieu urbain.
www.pierre-faure.com
Membre du studio Hans Lucas.

Expositions, distinctions

– Prix Roger Pic, «Les Gisants», exposition La Scam, juin octobre 2016
– «Les Gisants», Les Transphotographiques, Lille, juin-juillet 2016
– «Les Gisants», Bourse du talent, BNF, Paris, décembre 2015 janvier 2016, BnF
– Exposition «Les Gisants», exposition Espace Jemmapes, Paris, janvier 2016
– Exposition collective, Les rencontres photographiques du 10e, Paris, oct.-nov. 2015
– Exposition personnelle «Les Gisants», Chapelle de Montfuron, Les Nuits Photographiques de Pierrevert, juillet août 2015
– Projection «Les Gisants», Triennale d’Hambourg, juin 2015
– Projection « Roms », Galerie La jetée, Marseille, février 2015
– Projection « Les Gisants », Paris Photo, La Gaîté Lyrique, novembre 2014
– Exposition collective, Muséum national d’Histoire naturelle, octobre 2014
Finaliste Bourse du talent Portraits, 2014
– Projection « Roms » Les Nuits Photographiques de Pierrevert, juillet 2014
– Projection « Arbres », Présences photographiques, Montélimard juin 2014
– Projection «Roms», Conférences Amnesty international, Versailles juin 2014
– Galerie Fait & Cause, Paris, finaliste concours Sophot, juin-juillet 2014
– Exposition collective Hans Lucas, Espace Beaurepaire, Paris, avril 2014
– Exposition personnelle, Musée des Beaux Arts de Mulhouse, «Roms», Mulhouse, nov. 2013 à janvier 2014
– Exposition collective, Lauréats Nikon Photo Contest 2012-2013, Tokyo, du 28 août au 10 septembre 2013, Osaka, du 3 au 16 octobre 2013
– Galerie l’Atelier du Midi, exposition collective, Arles, juillet et sept. 2013
– Galerie Fait & Cause, finaliste concours Sophot, mai-juillet 2013
– Projection « Arbres » et « Passants » Les Nuits Photographiques de Pierrevert , Prix découverte et Prix du public, juillet 2013
– Coup de cœur du jury, Concours SFR jeunes Talent 2012
– Exposition collective, Centre Culturel Valery Larbaud, Prix du Jury, Vichy, juin-juillet 2012
– Exposition personnelle, Galerie Fontaine Obscure, Aix-en-Provence, mars 2012
– Projection «Rhyzomes», Festival Voies-off, Arles, juillet 2011
– Document-terre, exposition collective, Maison de la culture d’Amiens, juin-oct. 2011
– Festival MAP, Toulouse mai 2011
– Photo Off galerie Basia Embiricos, Paris, novembre 2010

Une France périphérique

Économiste de formation je m’intéresse aux évolutions qui modifient la société française en profondeur, sur le long terme.
Mon objectif est de réaliser un témoignage photographique de la hausse structurelle de la pauvreté dans l’hexagone, en milieu rural et péri-urbain.

La pauvreté a baissé des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990.
Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000.
La France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2014, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million principalement sous l’effet de la progression du chômage.

Ce mouvement de hausse constitue un tournant majeur dans l’histoire sociale de notre pays. La dégradation économique enregistrée depuis 2008 pèse tout particulièrement sur les moins favorisés (source : L’Observatoire des inégalités).
Le nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) a connu une hausse de 80 % entre 2000 et 2015. Fin décembre 2015, le RSA était versé à près de 2,30 millions de foyers de France métropolitaine et des départements d’Outre-mer (source : Cnaf).

Mon projet documente la pauvreté «disqualifiante» qui concerne les sociétés post-industrielles touchées par des problèmes économiques structurels.
Ma volonté de travailler sur la précarité en milieu rural vient également du fait qu’il y a peu d’informations et surtout peu d’images produites.

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